Moiré franconien (Le)

Erebia medusa (Denis & Schiffermüller, 1775)

Classification

  • ClasseInsectes
  • OrdreLepidoptera
  • FamilleNymphalidae
  • GenreErebia
  • Espècemedusa
  • Nom scientifiqueErebia medusa
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations
Morphologie

Longueur de l’aile antérieure : 20-24 mm.
Envergure : 32-40 mm

Les ailes de ce Moiré sont de couleur dominante marron, avec des ocelles noir pupillés de blanc et cerclés de jaune-orangé, sur le dessus comme sur le revers. Il ressemble à d’autres espèces du genre dont il se différencie par la couleur de l’extrémité de ses antennes et la forme des taches de ses ailes. Les chenilles aux derniers stades sont vertes ou brunes, avec une strie dorsale noire.

Habitat

Le Moiré franconien fréquente des milieux calcaires comme des prairies sèches et d’autres zones herbeuses, ainsi que des ourlets forestiers. La chenille passe l’hiver dans une touffe d’herbe dense et n’en ressort qu’au printemps pour ensuite se nymphoser. La chrysalide reste également cachée dans une touffe d’herbe, en position verticale. Les adultes sont observables pendant un mois, entre la mi-mai et la mi-juin ; ils se déplacent d’un vol mou et proche du sol.

Régime alimentaire

Les adultes butinent surtout des fleurs jaunes ou blanches ainsi que des Scabieuses. La chenille consomme des Fétuques et du Brome dressé (Bromus erectus).

Réseau trophique

Les papillons sont les proies de nombreux insectivores, ils peuvent être consommés par d’autres insectes et des oiseaux par exemple.

Répartition géographique

Le Moiré franconien est l’espèce du genre qui s’étend le plus à l’ouest en France, toutefois il est en régression aux marges occidentales de son aire de répartition. En Bourgogne l’espèce est menacée : on la retrouve surtout en Côte-d’Or, véritable bastion de l’espèce où elle se maintient sur l’Arrière-côte Dijonnaise, et dans une moindre mesure sur les plateaux du Châlonnais.

Ajouter un média
Bibliographie Moiré franconien (Le)

DUTREIX C., 2013, Papillons diurnes et nocturnes de Bourgogne, Ouvrage, L'escargot savant : 368p.

SIRUGUE D. & GOURLIN B. (coord.), 2016, La faune sauvage de Côte-d'Or, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 14 : 488

ESSAYAN R., Dimanche 20 juillet 2014, Ça papillonne dans nos régions, Article de presse, Bien Public, Journal de Saône-et-Loire et Journal du Centre : 1

ESSAYAN R., Dimanche 29 mars 2015, Ça papillonne..., Article de presse, Bien Public, Journal de Saône-et-Loire et Journal du Centre : 1

ESSAYAN R., JUGAN D., MORA F. & RUFFONI A. (coord.), 2013, Erebia medusa (Denis & Schiffermüller, 1775) - le Moiré franconien, Ouvrage, in Atlas des papillons de jour de Bourgogne et de Franche-Comté (Rhopalocères et Zygènes), Bourgogne-Nature, Hors-série 13 : 382-383

ESSAYAN R. & JUGAN D., 2007, Le projet de cartographie des Rhopalocères et Zygènes de Bourgogne et Franche-Comté (Lepidoptera), Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 5 : 27-29

ESSAYAN R. & RUFFONI A., 2012, Constitution d’une liste rouge des papillons de jour de Bourgogne (Rhopalocera & Zygaenidae), Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 16 : 94-109

LAFRANCHIS T., 2000, Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Ouvrage, Coll. Parthénope, Biotope édit., Mèze (France) : 448p.

LAFRANCHIS T., JUTZELER D., GUILLOSSON J-Y., KAN P.&B., 2015, La Vie des Papillons. Ecologie, Biologie et Comportement des Rhopalocères de France., Ouvrage, Ed Diatheo : 751p.

SIRUGUE D. (coord.), 2008, Le Morvan, inventaire des paysages et du patrimoine naturel : Les Papillons, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 6 : 198-199