[PARTICIPER] A la recherche des coccinelles hivernantes

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A la recherche des coccinelles hivernantes

Cela ne vous aura pas échappé, mais l’hiver n’est pas la meilleure saison pour chercher des insectes.
Beaucoup d’espèces passent cette saison au stade d’œufs (ou larve/nymphe) ou se cachent bien à l’abri des regards. En attendant le retour des beaux jours, nous vous proposons de faire le tour de vos fenêtres et de votre maison pour chercher les coccinelles qui viennent profiter du chauffage pour passer l’hiver. Cela permettra ainsi et d’améliorer la connaissance de ces charmants coléoptères et de contribuer au projet d’atlas sur les macro-coccinelles de Bourgogne.
L’espèce que vous allez le plus fréquemment rencontrer est la Coccinelle asiatique, Harmonia axyridis de son nom latin.

Qui est la Coccinelle asiatique ?

Cette coccinelle, introduite en France dans le cadre de la lutte biologique, est aujourd’hui bien répandue sur notre territoire.

Rassemblement de plusieurs Coccinelles asiatiques, illustrant la diversité des couleurs et motifs de l’espèce (Sauvigny-les-Bois (58) © CARNET M.).

C’est l’une des plus grosses coccinelles que l’on peut trouver chez nous avec une taille entre 4 et 9 mm (seule la Coccinelle ocellée, Anatis ocellata, est plus grande mais ses taches sombres auréolées de blanc la rendent inconfondable). La Coccinelle asiatique possède de nombreuses robes, ce qui peut prêter à confusion : rouge à points noirs, noire à points rouges, orangée, …
La marque du pronotum (à l’arrière de la tête) peut prendre 3 formes :

  • en forme de patte de chat
  • en forme de M
  • une marque noire pleine

Plusieurs formes courantes chez la Coccinelle asiatique © CARNET M.

Un autre critère qui peut vous aider est la présence d’une bosse à l’arrière des élytres (présente aussi chez la Coccinelle à 10 points, Adalia decempunctata, mais cette espèce, qui a aussi plusieurs robes, est plus petite avec en moyenne 4 à 5 mm).

Toutes les Coccinelles asiatiques ont une bosse à l’arrière des élytres (Andouillé (53) © CARNET M.)

Parmi les rassemblements de coccinelles asiatiques, on peut trouver d’autres espèces qui cherchent aussi à passer la mauvaise saison dans votre logis.

Les autres coccinelles à rechercher dans vos maisons

Une des espèces que l’on peut régulièrement trouver est la Coccinelle Zig-zag, Oenopia conglobata. Elle est facilementre connaissable à sa couleur rosée et à sa tache en forme de « Z » à l’arrière des élytres.

Oenopia conglobata avec sa tache à l’arrière des élytres en forme de « Z » (Andouillé (53) © CARNET M.)

Une autre espèce que vous pouvez aussi rencontrer, et qu’il ne faut pas confondre avec la forme noire à points rouges de la Coccinelle asiatique, c’est la Coccinelle des Saules, Chilocorus renipustulatus: silhouette arrondie, noire avec 2 taches rouges et surtout des élytres qui remontent sur les bords, lui donnant l’allure d’un casque, permettent de l’identifier.

Chilocorus renipustulatus est aussi une coccinelle plus brillante qu’Harmonia axyridis (Fley (71) © MARTHA B. & Martigné (53) © CARNET M.)

Ce ne sont que quelques exemples, d’autres espèces peuvent se croiser dans les maisons en cette période, comme la classique Coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata.

Comment participer ?

Pour saisir vos observations de coccinelles, rendez-vous sur E-Observations.
Les coccinelles en hibernation ne sont pas très vives et se laisseront aisément photographier, donc n’hésitez pas à accompagner vos données d’un cliché. Cela nous permettra de faciliter la validation et de revenir vers vous au moindre doute.

Pour en savoir plus sur les macrococcinelles et leur répartition connue en Bourgogne, rendez-vous sur l'Encyclopédie de la Nature.

Contact:Mathurin Carnet, mathurin.carnet@gmail.com